HISTORIQUE DE L’ETABLISSEMENT

La première école chrétienne a été ouverte à Yssingeaux en 1656 par les religieuses de Notre-Dame (elles résidaient au château de l’Evêque puis Rue de Tence).

En 1657 Les sœurs de Saint-Joseph organisent, au quartier des Joinilles, une école pour les fillettes du peuple. Cette école vivra et prospérera jusqu’à la  Révolution (Les archives ont disparu à cette époque).

En ces temps troublés (1793), 2 sœurs sont injuriées, chassées et 3 sont emprisonnées. Le pouvoir dérobe tout aux Religieuses et l’école doit fermer. Les locaux deviennent caserne pour les Volontaires.

Des 1809 Les Sœurs font construire une école plus grande, face à l’église. Le 26 novembre 1810, l’école peut à nouveau fonctionner et un internat est organisé.

En 1822 Les dames de l’Instruction implantent aussi l’école avec un embryon de technique faubourg Giron, actuelle rue de Turenne. Elles construisent Saint-Pierre (local des sixièmes et chapelle) vers 1850.

En 1835 Les frères des Ecoles Chrétiennes ouvrent une école de garçons selon la pédagogie admirable de Jean-Baptiste de la Salle, à la grenette, puis aux Joinilles. Grâce à la générosité de l’abbé Guy-François de Lagarde, ils deviennent aussi bâtisseurs vers 1860. La statue Saint-Jean de la Salle sur la façade, cour Sainte-Anne atteste leur présence.

A l’époque des inventaires, les sœurs de Saint-Joseph reviennent aux Joinilles afin que le petit séminaire s’installe face à l’Eglise. Elles scolarisent toutes les filles. Les frères glissent côté Saint-Pierre avec les garçons. Ainsi de 1905 à 1969, Saint-Pierre et sainte Anne constituent deux écoles mitoyennes jumelles.

En 1904 Nouvelle secousse. La séparation de l’Eglise et de l’Etat. Le droit d’enseigner est retiré aux congrégations. Le 6 juin 1907 notification de fermeture est adressée à l’école Sainte-Anne. Mais les sœurs, en civil, poursuivent leur mission.

En 1908 les sœurs reviennent aux Joinilles. Les frères émigrent côté Saint-Pierre plus à l’ouest, faubourg Giron, dans ce qui fut un embryon d’école Technique organisée par les Dames de l’Instruction. L’école Saint-Pierre est gratuite. Les Frères vivent grâce au jardin et a leur activité d’apiculteur.

Durant la guerre de 1914-1918, une partie du local Sainte-Anne est transformée en hôpital pour les soldats blessés. Quelques fragments d’archives en témoignent.

Déjà l’école Sainte-Anne prépare au brevet élémentaire.

Les Frères organisent un « centre rural », qui formera nombre d’agriculteurs.

Durant la guerre de 1935-1945 des enfants juifs sont cachés sous un faux nom, parmi les élèves. La tradition orale parle aussi de résistants abrités sur les combles de chapelle Saint-Pierre.

En 1958-1959 côté Sainte Anne, on exhausse de 2 étages le bâtiment Rue Lagarde (il faut quêter : bois, pierre et ciment). Côté Saint-Pierre, Monsieur Manet et son équipe construisent un bâtiment de 4 étages. Epoque des pionniers : les Frères, les Parents, les Elèves travaillent, fabriquent les moellons !

En 1960, à l’heure des contrats le Pensionnat Sainte-Anne Prépare au baccalauréat (100 % de succès en 1968).

En 1969 les 2 collèges réalisent leur unité : Saint-Pierre Sainte-Anne devient Ecole- Collège – Lycée mixte. Des classes sont construites avec, au 2ème étage 50 boxes, un luxe pour l’époque !

En 1982 tous les grands élèves passent au « Sacré-Cœur » qui accueille aussi tous les garçons internes. Tous les jeunes restent à Saint-Pierre Sainte-Anne qui assure l’internat filles.

Depuis lors, Saint Pierre Sainte Anne comprend un secteur primaire (Maternelles et élémentaire) environ 500 élèves et un collège qui comporte 25 classes – 600 élèves et 200 internes.

En 1999  L’évolution se poursuit avec la jonction en un seul « Ensemble scolaire » des 3 établissements privés d’Yssingeaux.

En 2011 Les lycéens du site Sacré-Cœur aménagent sur le site Saint Pierre – Sainte Anne.

En 2014 Le LEAP Eugénie Joubert rejoint les locaux de l’ESCY. Le pôle d’enseignement catholique d’Yssingeaux prend forme.

Les élèves de primaire aménagent dans un local entier réhabilité rue Lagarde